Publications
Deux nouveaux articles scientifiques ont été publié. Le premier concerne l'épidémie de Morbillivirus qui a touché la population de globicéphale du détroit et qui s'est ensuite répendue au reste des côtes espagnoles du côté Méditerranéen, publié dans le journal Emerging Infectious Disease. Le deuxième est sur le régime alimentaire des groupes sociaux de globicéphale dans le détroit de Gibraltar, publié dans le journal Marine Biology. Vous pouvez les télécharger dans la partie "Publications".
En mer, Murcie
Dans le cadre de notre projet pour la fondation biodiversité sur les globicéphales, nous sommes partis en Murcie pour effectuer des biopsies sur la population locale avec la collaboration de l'association ANSE (www.asociacionanse.org). Apres plusieurs jours de mauvais temps et de sortie en mer sans observation de cétacés, nous avons finalement effectué 5 observations de globicéphales. De ces 5 observations nous avons pu biopsier 21 individus et effectuer plus de 2000 photos qui nous permettront d'identifier tous les individus rencontrés. Nous avons également observé un groupe de grands dauphins qui a été photographié et dont nous avons récolté 4 biopsies, les premieres pour cette espèce dans la région.

Biopsie de grand dauphin depuis le zodiac: Pedro gère l'approche, Cris
prend les données, Pauline la photo et Philippe tire.

Session de photo-identification depuis l'Else pendant que l'on biopsie depuis
le zodiac.
Biopsie d'un globicéphale et découpe des échantillons
de la journée.
En mer, détroit de Gibraltar
Après plusieurs mois sans sortir en mer nous étions impatients de retourner voir ce qu'il se passe dans le détroit. Nous n'avons pas été déçus car ce sont plus de 10 nouveaux nés globicéphales qui nous ont accueillis. La population ne se porte donc pas si mal après l'épidémie de l'année dernière malgré un taux de mortalité très élevé chez les adultes qui sera précisément calculé dans les mois à venir. Grâce à un simple calcul biologique (12 mois de gestation en moyenne), nous trouvons que les globicéphales se sont reproduits juste après l'épidémie. Nous observons donc des situations un peu spéciales : des femelles qui ont encore un petit et qui viennent d'avoir un nouveau né. Normalement, le sevrage se produit à 2 ans environ (période très longue chez les globicéphales). Les analyses des prochains mois nous permettrons d'y voir plus clair et de bien comprendre ce qu'il s'est passé.
Nouveaux nés dans le détroit
de Gibraltar.
Congrès European Cetacean Society,
Egmond aan zee, Pays Bas
Lors de ce congrès nous avons présenté 5 posters. Celui de Ruth Esteban "Les interactions entre les orques et la pêche au thon sont elles vraiment négatives dans le Détroit de Gibraltar ?" a gagné le prix du meilleur poster étudiant du Congrès pour la deuxième année consécutive ! Les autres posters étaient "Diminution du taux de rencontre de dauphins communs dans le détroit de Gibraltar", "Comparaison de différentes techniques pour calculer le facteur de correction dans les estimations de population", "Structures des populations des grands dauphins autour du détroit de Gibraltar" et "Quel est le prix d'un globicéphale dans le détroit de Gibraltar". Vous pouvez découvrir tous nos posters dans la section "Présentations Scientifiques".

Salle de présentation du congrès
Laboratoire, Bordeaux, France
Après la mission dans le Golfe de Gascogne, un petit tour au laboratoire de l'IBGC à Bordeaux s'est imposé pour mettre au point notre méthodologie pour l'étude génétique des globicéphales à partir des de microsatellites. Le premier travail a d'abord consisté à extraire l'ADN des 47 échantillons de peau récoltés cet été dans le détroit (5), en novembre en mer d'Alboran (15) et en février dans le golfe de Gascogne (27). Ensuite, plusieurs tests de PCR ont été mis au point pour définir les meilleures conditions pour obtenir de bons résultats de réplication de l’ADN. Ceci défini, nous avons apporté tous les ADN à la Plateforme Génotypage Séquençage de l'Université de Bordeaux qui dispose d'un robot pour effectuer les PCR et d'un séquenceur qui permet d'obtenir de nombreux résultats en peu de temps. Comme nous avons plus de 110 échantillons à traiter, la robotisation permet d'éviter les erreurs de manipulation humaine.

Manipulation d'extraction d'ADN sur les échantillons du
golfe de Gascogne
En mer, Golfe de Gascogne, Pays Basque
Dans le cadre de notre projet subventionné par la Fondation Biodiversité, nous sommes partis dans le golfe de Gascogne au Pays Basque pour effectuer des biopsies sur les globicéphales de la région. Ces biopsies nous permettrons de comparer la population Atlantique avec celle du détroit de Gibraltar et de Méditerranée. Cette étude nous permettra de savoir s'il y a des populations de globicéphales distinctes ou bien si elles se mélangent. Ces résultats sont importants dans le cadre de programmes de conservation de cette espèce pour savoir où se trouvent les limites des différents stocks à prendre en considération pour d'éventuelles mesures de protection.
Pour cette mission nous avons eu la chance de louer un catamaran qui a l'avantage d'être très stable pour effectuer les biopsies et spacieux pour loger toutes les personnes de la mission. Nous étions avec Enara Marcos Ipiña de l'association EIBE (www.eibeh.org) qui a organisé toute la mission, Susana García Tiscar de l'Université Autonome de Madrid qui travaille avec nous depuis longtemps principalement sur les isotopes stables, Juanma Salazar également d'EIBE et qui a commencé avec CIRCE dans le détroit en 2001, Yohan notre nouvelle recrue de CIRCE qui est notre statisticien et Amayur le skipper du bateau. La technique est la même que dans le détroit mais avec un plus gros bateau il n'est pas toujours facile de manœuvrer pour récupérer la flèche de la biopsie. Nous avions donc une annexe pour pouvoir récupérer rapidement la flèche. Dès que la flèche est de retour sur le bateau, nous notons toutes les données de la biopsie (heure, numéro d'échantillon, réaction de l'animal, numéro de photo qui nous permet ensuite de savoir qui nous avons biopsié, etc). La pointe va ensuite au congélateur jusqu'à la fin de la journée.

Notre catamaran de location et un globicéphale
sur une mer d'huile !
Biopsies de globicéphales dans le
golfe de Gascogne
Récupération de la flèche
avec l'annexe et note des données
Ensuite, le soir nous transformons le carré du bateau en mini laboratoire pour extraire les échantillons des pointes. Nous gardons un morceau de peau pour les études génétiques, un autre bout de peau pour les études sur les isotopes stables qui nous permettent d'étudier le régime alimentaire et le morceau de graisse est destiné aux études sur les contaminants. Les pointes sont ensuite lavées et stérilisées pour être réutilisées le lendemain. Nous avons pu récolter au total 27 échantillons qui nous seront très précieux pour les analyses génétiques.
Préparation d'étiquettes et
tubes pour les échantillons à gauche, extraction de l'échantillon
de la pointe au milieu et pointes stérilisées à droite.
Nous avons effectué cette mission avec l'association EIBE qui travaille
sur le recensement et la distribution des espèces de cétacés
au Pays Basque depuis 2003. Nous avons également rencontré d'autres
espèces de cétacés tels que des grands dauphins, dauphins
communs, dauphins bleu et blanc et des petits rorquals. Lors des convoyages
d'un port à un autre nous avons eu la chance de rencontrer de nuit des
dauphins qui "s'illuminent" avec le plancton phosphorescent. Moment
magique assuré !!

Dauphin commun ©Susana García
Tiscar
A terre, publications
Un de nos articles scientifiques sur la distribution
des cétacés dans le détroit de Gibraltar en fonction des
paramètres océanographiques est publié dans le journal
Marine Ecology Progress Series. Vous pouvez le télécharger dans
notre partie présentations scientifiques.
Une bonne nouvelle pour toutes les personnes qui désirent découvrir et participer à notre travail, le programme 2008 des équipiers scientifiques est en ligne.
Laboratoire, Vancouver, Canada
Dans le cadre d'un projet subventionné par le ministère de l'environnement espagnol sur la génétique des orques du détroit, Philippe Verborgh est parti à Vancouver au Canada pour se former sur l'analyse des résultats génétiques. Ce projet était en collaboration avec Lance Barrett-Lennard qui travaille pour l'aquarium de Vancouver et l'Université de Colombie Britannique. Plusieurs résultats sont ressortis de ces analyses : les orques du détroit sont apparemment plus proche des orques de l'Atlantique Sud que de l'Atlantique Nord. Nous avons également pu affiner nos connaissances sur les liens de parenté entre les individus que nous connaissons et suivons depuis 1998.

L'entrée de l'aquarium et les bélugas
Des loutres, une otarie mâle et des
dauphins à flancs blancs
L'aquarium de Vancouver finance
plusieurs projets de recherche autant sur les individus en captivité
que sur les animaux en liberté. Ils ne proposent pas qu’un simple
spectacle mais un vrai travail d'éducation à chaque représentation.
En mer, mer d'Alboran et Murcie
Dans le cadre de notre projet financé par la Fondation Biodiversité, nous effectuons des missions de biopsies en mer d'Alboran et en Murcie. En mer d'Alboran en collaboration avec l'association Alnitak, nous avons récolté 15 biopsies. En Murcie, nous étions simplement présents pour une première sortie en mer avec l'association ANSE pour mettre au point la méthodologie. Nous n'avons pas trouvé les globicéphales mais nous avons observé des dauphins de Risso et des cachalots.
Biopsie sur un globicéphale en mer
d'Alboran et "El Blanco" de Murcie, un vieux dauphin de Risso bien
connu dans la région
A terre, publications
Un de nos articles scientifiques sur la technique de chasse des orques dans le golfe de Barbate est publié dans le journal Marine Ecology Progress Series. Vous pouvez le télécharger dans notre partie présentations scientifiques.
En mer, Golfe de Cadix, Espagne
Sortie sur le voilier de la fondation La Caixa (Vell Mari). Nous en profitons pour naviguer loin des côtes où nous n'allons que très rarement. Nous avons retrouvé le groupe de dauphins de Risso au même endroit que nous l'avions observé en 2005.

Dauphin de Risso, une mère et son
petit.
Equipiers scientifiques
Comme chaque été nous accueillons des équipiers scientifiques durant des séjours de 12 jours. Durant ces séjours, nous leur apprenons les différentes techniques de recherche sur les cétacés ainsi que nos connaissances sur le sujet grâce à nos études menées depuis 1999. Des présentations orales précèdent généralement un petit peu de pratique. Ici la découpe des échantillons des différentes espèces biopsiées ainsi que des différents poissons trouvés morts en surface dans le détroit. Chaque échantillon est coupé en 4 parties: un bout de peau dans du DMSO mis à -20ºC pour la génétique qui sera ensuite envoyé dans un laboratoire, un bout de peau dans du DMSO mis à -20ºC qui sert de copie de sauvegarde pour la génétique et qui est stocké à Pelayo, un bout de peau congelé à -20ºC pour les études d’isotopes stables et le bout de gras emballé dans du papier d'aluminium à -20ºC pour les analyses de contaminants.
Présentation des analyses de biopsies
et préparation des tubes pour chaque échantillon.

Découpe des échantillons
dans une boite de Pétri stérile avec gants et bistouri stériles.
L'échantillon à droite est composé d'une partie blanche
(le gras) et noir (la peau).
Sur le bateau nous initions également les équipiers scientifiques
à la photo-identification. Ensuite à terre, ils peuvent reconnaître
les individus dans le catalogue existant.
Vous pouvez participer aux séjours en 2008. Tous les renseignements sont sur la page d'équipiers scientifiques.
Laser
Fin août nous avons reçu la visite d'Andrew Foote qui fait sa thèse de doctorat sur la génétique des orques d'Atlantique Nord. Il venait pour collaborer avec nous car nous avons déjà biopsié la majorité des individus du détroit. Nos échantillons seront ceux plus au Sud car il travaillera principalement sur les orques de Norvège, d'Islande et d'Ecosse. Une des techniques qu'il utilise consiste à mesurer la taille des nageoires dorsales et la distance entre l'évent à la nageoire dorsale. Pour effectuer ces mesures, il utilise un système de lasers qui sont calibrés pour former 2 points espacés de 10cm. On peut alors utiliser ces points de repères comme une échelle pour les autres mesures. N'ayant pas trouvé les orques le premier jour, nous avons testé le matériel sur des grands dauphins et des globicéphales. Nous avons des premiers résultats encourageants pour la suite. Malheureusement quand nous avons trouvé les orques le jour suivant, nous n'avons pas pu les approcher assez près pour effectuer de bonnes photos où les lasers soient visibles.
Andy avec son système de laser
et un premier résultat sur la dorsale d'un grand dauphin (2 points
verts)
Andy content de ce premier résultat
et les lasers sur une dorsale de globicéphale
Globicéphales
De nombreuses naissances ont eu lieu cet été, ce qui est rassurant après le passage d'une épidémie de morbillivirus qui a probablement décimé une bonne partie de la population de globicéphales du détroit. Cette épidémie a commencé en novembre 2006 dans le détroit de Gibraltar et semble s'être ensuite propagée en mer d'Alboran (Est du détroit) puis en Murcie pour finalement atteindre les Iles Baléares en mars 2007. Une publication scientifique en collaboration avec le vétérinaire Antonio Fernandez devrait paraître bientôt sur le sujet. Bien que les photos de cet été ne soient pas encore analysées, on a déjà pu observer que plusieurs individus manquaient dans les groupes que nous connaissons bien et suivons depuis 1999.

Quelques nouveaux nés de cet été.
Alors qu'il est plutôt rare de voir
cette espèce sauter, cet individu était en pleine forme ce jour-là.
Nous avons pu biopsier quelques individus qui
nous manquent. Nous avons déjà des échantillons de 70
individus identifiés du détroit. Ces biopsies nous permettent
ensuite d'effectuer des études génétiques et de voir
si la population du détroit se reproduit avec celle de mer d'Alboran
et de Murcie ou éventuellement avec des populations de l’Atlantique.
Nous pouvons également étudier le régime alimentaire
à partir des isotopes stables qui nous indiquent à quel niveau
trophique les globicéphales se nourrissent dans la chaine alimentaire.
Avec le bout de graisse qui est également obtenu nous pouvons analyser
les différents polluants présents. Nous avons également
réalisé plus de 14 000 photos de dorsales.
Grand dauphins
Nous avons réalisé près de 10 000 photos de dorsales et de sauts de grands dauphins. Toutes ces données nous permettent de faire un suivi détaillé de tous les individus du détroit. Notre catalogue compte déjà 322 individus et nous retrouvons toujours les mêmes individus chaque année.

Sauts de 2 grands dauphins

Grands dauphins sautant à l'étrave
d'un cargo

Nous observons régulièrement
de nombreux sauts lors de phase d'alimentation en surface comme ici

Comme pour les autres espèces plusieurs
nouveaux nés se sont ajoutés à la population résidente
de grands dauphins du détroit
Fin août nous avons trouvé les grands dauphins au Nord du détroit,
alors qu'on les trouve généralement au Sud du détroit,
en train de se frotter aux algues qui flottaient en surface... séance
de thalassothérapie ?
Orques
Les orques sont toujours en interaction avec la pêche au thon rouge et continuent de causer beaucoup de dommage à cette pêche.
Orque près d'un pêcheur espagnol
et un thon à moitié mangé par les orques
Un nouveau né dans le détroit
a côté de son grand frère Camacho á gauche et un
petit qui prend goût au thon rouge du détroit
Pêcheurs marocains qui après
plus d'une heure de travail pour remonter leur prise finissent par monter
un énorme thon à bord sans que les orques n'aient pris leur
part. Ils le vendront probablement autours de 500 euros a la criée.

Orques près des pêcheurs
marocains qui attendent qu'ils s'en aillent pour remonter leurs prises. Les
interactions avec les pêcheurs sont souvent bénéfiques
pour les orques car elles apportent un gain énergétique "sans
trop se fatiguer" cependant il arrive qu'un hameçon s'accroche
comme ici à un juvénile.

Bien qu'ils soient normalement peu démonstratifs,
nous avons eu la chance de voir un saut d'orque cet été!!
Cachalots
A la fin de l'été, les cachalots étaient souvent en compagnie des globicéphales et des grands dauphins. Cet été certains individus que nous avons identifiés en 1999 sont revenus dans le détroit. Nous avons identifié 11 individus différents cette année. Normalement ils ne sont que 6 ou 7 individus par année à venir s'alimenter dans la zone.

A gauche on peut comparer la taille d'un
cachalot à celle d'un globicéphale. A droite un cachalot au
milieu d'un groupe de globicéphales.

Un cachalot au premier plan, des globicéphales
derrière et des grands dauphins en arrière plan.
Rorquals communs
Cet été nous avons observé plusieurs rorquals communs en migration vers l'Atlantique. Plusieurs petits et jeunes faisaient le voyage ainsi que des groupes d'adultes. Nous avons pu biopsier plusieurs individus qui nous permettront de réaliser des études génétiques et de mieux comprendre quels individus de Méditerranée migrent dans le détroit.
Rorqual commun qui respire en surface
et biopsie d'un rorqual.
Dauphins communs et bleu et blanc
Dans le cadre de notre collaboration avec l'Université de Sienne en Italie, nous continuons à prendre des échantillons de dauphins communs et bleu et blanc pour des analyses de contaminants. Nous gardons également une partie du bout de peau pour effectuer des études génétiques et d'isotope stable. Ces études nous permettront de mieux comprendre le niveau de compétitions interspécifiques qui pourraient avoir lieu dans le détroit ainsi que les distances génétiques avec d'autres populations en Méditerranée et en Atlantique.
De nombreux nouveaux nés ont également été
observés
06/07/2007: Nous passons à la télé!! Grâce à David Alarcón, notre agence de presse particulière, et son site Internet www.rinconfotografico.com nous avons été contactés par une productrice qui est venue filmer à bord du bateau de CIRCE. Les images seront diffusées sur TV3 (chaîne catalane) dimanche prochain dans le programme « 30 minuts » à 21h30. Pour plus d'informations, cliquez sur le lien suivant : http://www.tv3.cat/p30minuts/30Item.jsp?idint=1171&item=reportatges
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05/07/2007: Il nous reste toujours quelques places d'équipiers scientifiques pour cet été dans le détroit de Gibraltar où nous travaillerons sur les globicéphales, grands dauphins, cachalots et orques (photo-identification et biopsie)
11/06/2007: Et encore plus de nouveautés à chaque sortie ! Pendant un autre long jour de navigation dans le golfe de Cadix à la recherche des orques nous avons croisé un..... requin pèlerin ( Cetorhinus maximus ) de 5 m !!! Malheureusement nous n'avons pas pu le photographier. Ce sera pour une prochaine fois.
10/06/2007: Nous avons le plaisir de vous annoncer que nos orques se portent à merveille. Nous les avons vues 2 fois en 3 jours de sortie. Mais aujourd'hui a été un jour spécial car nous avons retrouvé le groupe bien connu des années précédentes mais auquel se sont ajoutés 3 petits dont 2 nouveaux nés !!!
06/06/2007: Ça y est nous avons trouvé les orques!!! A 2h du port de Barbate pour notre premier jour de navigation (les conditions météo n'ayant pas permis de sortir plus tôt), nous les avons trouvées en direction de Trafalgar : un groupe de 8 individus ! Pendant que nous photographions les dorsales pour l'identification des individus.... un autre souffle a surgi à proximité ! Quelle surprise, ce n'était pas un autre groupe d'orques mais 2 rorquals qui se dirigeaient vers l'Atlantique ! L'objectif étant de biopsier les orques, nous avons décidé de rester avec le groupe pour essayer de prélever quelques échantillons, et nous avons donc dû nous séparer des rorquals. Nous continuions donc avec les orques quand un autre rorqual a surgi juste à coté du bateau, mais se dirigeant vers la Méditerranée cette fois.
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02/06/2007: Très tôt ce matin, nous avons convoyé le bateau jusqu'au port de Barbate pour échapper au « levante » (vent d'Est) qui souffle dans le détroit. Maintenant c'est le tour des orques. Nous espérons les trouver autour du cap de Trafalgar ou des madragues, car il est fréquent qu'elles s'approchent pour se faire un festin de thon rouge. Grâce au capitaine du Suruga 1, thonier congélateur japonais amarré dans le port de Barbate, nous avons pu récupérer 45 échantillons de thon rouge (Thunnus thynnus) qui nous permettront de mieux comprendre le régime alimentaire des orques, en comparant les signatures isotopiques des échantillons de thon avec les biopsies d'orques.
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30/05/2007: DEUXIÈME ÉCHOUAGE ÉTRANGE EN 2 JOURS !! Cette fois-ci nous avons trouvé une baleine à bosse (Megaptera novaeangliae) en plein milieu de la plage de Zahara. L'animal était un jeune mâle de 7.50 m dans un état avancé de décomposition.
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28/05/2007: ÉCHOUAGE ÉTRANGE !! Aujourd'hui une pseudorque (Pseudorca crassidens) a été retrouvée échouée sur les rochers bordant la plage de Atlanterra à Zahara de los Atunes, à 30 km à l'Ouest de Tarifa. Nous avons prélevé son contenu stomacal pour des analyses ultérieures. L'animal était une femelle gestante sur le point de mettre bas. Nous avons trouvé un foetus d'environ 1.90 m à l'intérieur.
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25/05/2007: Nous recommençons à sortir en mer après un long travail de bureau pour boucler les derniers rapports. Notre prochain objectif sera de biopsier les orques du golfe de Cadix, mais nous avons profité de quelques jours de beau temps dans le détroit pour aller voir les cachalots... et nous avons obtenu 2 échantillons de cachalots et 2 de rorquals !!! Et bien sûr en passant nous avons également biopsié quelques globicéphales.
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26/04/2007: Nous venons à peine de rentrer du congrès de l'ECS (European Cetacean Society), au cours duquel CIRCE s'est fait remarquer, en recevant le premier prix pour le meilleur poster pour l'« Analyse du régime alimentaire du globicéphale noir (Globicephala melas) dans le détroit de Gibraltar », une nomination pour le meilleur poster pour l'analyse des « Niveaux de progestérone et testostérone dans la graisse des cétacés du détroit de Gibraltar » et une nomination pour la meilleure présentation orale pour « Existe-t-il une compétition pour la ressource entre les groupes de globicéphales noirs du détroit de Gibraltar au long de l'année ? ». Cette année le congrès se déroulait dans la magnifique ville de San Sebastian, au pays basque. Il ne reste plus qu'à se préparer pour le prochain congrès qui se déroulera à Amsterdam aux Pays-Bas.