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Une espèce

Le globicéphale

Cétacé - Odontocète - Delphinidé - Globicephala melas - Globicéphale noir

 

 
Taille
Poids approximatif
maximum et moyenne chez les mâles
5 m ; 6,4 m
2,5 à 3 tonnes
maximum et moyenne chez les femelles
4 m ; 5,4 m
2 à 2,5 tonnes

 

Les globicéphales sont facilement reconnaissables grâce à leur corps noir, leur dorsale très longue à la base et leur tête arrondie, sans bec. Ils sont présents dans toutes les eaux tempérées et subtropicales de la planète, sauf celles du Pacifique Nord. Le globicéphale a de longues nageoires pectorales et une tache blanche en forme d'ancre sur la gorge et le ventre.

 


Photo Jean-Michel Bompar

 

Ce sont des animaux grégaires qui forment parfois des rassemblements de plusieurs centaines d'individus, mais ils sont plus souvent en groupe de moins de 50 individus. On les rencontre souvent en compagnie d'autres odontocètes tel que le grand dauphin. La cohésion entre les animaux varie selon leur activité : ils sont proches quand ils se déplacent ou se reposent et dispersés lorqu'ils s'alimentent. Aucune ségrégation d'âge ou de sexe n'a été observée chez cette espèce.

Ils se nourrissent principalement de calmars. Ce sont probablement les déplacements de cet invertébré abondant qui détermine les mouvements quotidiens et saisonniers des globicéphales. Le cabillaud et d'autres poissons peuvent devenir leurs proies quand les calmars viennent à manquer.


Photo Renaud de Stephanis

Ils sortent fréquemment la tête verticalement hors de l'eau (comportement appelé spy-hopping ou espionnage)

 

Leur cycle de reproduction est assez long. La gestation dure 16 mois et l'allaitement au moins 20 mois, ce qui représente la plus longue période de dépendance parentale connue chez les cétacés ! Les femelles atteignent la maturité sexuelle vers 6-8 ans alors que les mâles ne l'atteignent qu'à 12 ou 15 ans. Ils vivent généralement jusqu'à 40-50 ans, parfois 60 et plus.
Les globicéphales font parfois la une de l'actualité car ils sont connus pour s'échouer en masse, ce qui pourrait bien être le premier facteur de leur mortalité. Ils sont encore pêchés aujourd'hui dans les îles Féroé.

 


Photo Frédéric Presles

Les jeunes sont généralement plus clairs que les adultes.

 

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CIRCÉ Newsletter n° 5 - réalisée par Philippe Verborgh, Martine Bérubé et Mathilde Saboureau